Je ne veux plus jouer a ça, je ne veux plus jouer de ça. J'ai simplement l'impression que mon passé, mon présent et mon future se mélangent pour former une espèce de trou dans lequel je ne me situe pas. Je ne suis pas en sécurité, je me sens traquée et depassée a longueur de temps. Je ne suis pas à la hauteur ou, si je l'ai était, je ne le suis plus. Je n'encaisse pas, je n'évite pas, je ne me defend pas, je me laisse comme irradier. Tout est la, tout s'affirme pourtant rien ne colle, rien n'a de sens, rien n'a de justice et rien ne se justifie. Il n'y a pas de problème et donc pas de solution, il y a juste cette agression constante. Ce picotement glacial et sempiternel. Et des vagues de chaleur qu'on ne peux atteindrent... Semblablent a des oasis dans le desert, un véritable mirage. Et pourtant je ne peux deserté. Mon coeur etant comme agripé au sol. La concentration m'échappe et j'obéis au phénomène d'osmose. Mes membres craquent et s'endorment seul, regrettant de multiples insomnies. Leur plainte est parsemé de "si j'avais su" s'éclatant contre des murs de silence. Je ne veux plus entendre ce vide, je veux que mes timpants s'éparpillent dans la plus belle symphonie jamais crée. Je ne veux plus voir, je veux me perdre dans un néant de bleu et m'y noyé de satisfaction, je veux remonter a la surface et qu'on m'y enfonce de plus belle, pour m'évanouir dans une chromatique de couleur. Je veux qu'on me coupe ces mains, je veux qu'on les crucifient sur un tableau comme les ailes d'un papillon, comme si j'avais su voler. Il ne resterait que mon soufle, confondu dans le vent. Ainsi je pourais reclamer une echarpe violine pour couper mes dernieres connexions avec le monde. Mais je ne veux pas partir, je veux renaitre. Je veux arreter de ressentir cette proximité avec Atlas. Je voudrais poser le monde, poser ma douleur. Je veux me perdre dans les couleurs et les notes comme dans un rêve pour oublier la réalité. Je prône l'exorcisme de mes souffrances par le plaisir. Jusqu'a en égorger les sources du bouts des doigts. Mais après tout ce n'est qu'un cycle, un cercle, un disque, une roue, une sphère. Et puisque la physique est maitre de tout, je vais me remettre a ma place.